BYD engrange 30 000 commandes en 24 h pour son SUV électrique Datang, affiché sous les 35 000 euros

BYD engrange 30 000 commandes en 24 h pour son SUV électrique Datang, affiché sous les 35 000 euros

BYD revendique plus de 30 000 commandes en 24 heures pour son nouveau SUV électrique haut de gamme, le Datang, ouvert en prévente avec un ticket d’entrée sous les 40 000 $.

Le signal est fort, parce qu’on parle d’un grand SUV familial à trois rangées, pas d’un petit modèle d’accès. Et la promesse technique est agressive, avec une autonomie annoncée jusqu’à 950 km selon le cycle chinois CLTC. Le constructeur a présenté le modèle au salon de Pékin, puis a indiqué que les premiers exemplaires arrivaient déjà en concession en Chine. Sur le papier, le Datang mélange des arguments qui parlent au grand public, sept places, un habitacle orienté écrans, et une recharge annoncée en 5 minutes grâce à une nouvelle technologie maison. Mais derrière l’effet d’annonce, une question te saute aux yeux, qu’est-ce que ces commandes racontent vraiment du marché et de la bataille des prix?

BYD lance le Datang à 250 000 yuans

Le point qui frappe d’abord, c’est le positionnement prix, 250 000 yuans en entrée de gamme, soit environ 36 500 $, et jusqu’à 320 000 yuans (environ 47 000 $) pour les versions les plus chères. Pour un SUV de ce gabarit, BYD cherche clairement à casser l’idée qu’un grand véhicule électrique est forcément réservé à une élite urbaine. C’est une stratégie de volume, avec un tarif qui attaque de front les références familiales.

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Le Datang est un SUV trois rangées en configuration 2+2+3, donc sept places, un format pensé pour les familles et les usages longs trajets. BYD le présente comme son plus grand véhicule électrique, et il dépasse légèrement des modèles connus comme le Hyundai IONIQ 9 ou le Kia EV9. En clair, tu n’es pas sur un SUV compact, tu es sur un gabarit “plein format” qui vise les départs en week-end et les trajets interurbains.

La nuance, c’est que “commande” ne veut pas toujours dire “livraison immédiate”, et le marché chinois adore les préventes, parfois avec des mécanismes d’acompte. Donc oui, 30 000 en 24 heures, c’est un indicateur de traction commerciale, mais il faudra surveiller la transformation en immatriculations et les délais. Dit autrement, l’effet vitrine du salon peut gonfler la demande sur le court terme, puis le vrai test arrive en concession.

BYD promet 950 km CLTC et charge 5 minutes

BYD met en avant une autonomie maximale de 950 km, soit 590 miles, mesurée sur le cycle CLTC. C’est un chiffre qui impressionne, parce qu’il dépasse largement ce que beaucoup d’automobilistes considèrent comme “confortable” pour voyager. Mais il faut garder la tête froide, le CLTC est connu pour être plus favorable que d’autres cycles, et l’autonomie réelle dépendra du style de conduite, de la vitesse et de la température.

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L’autre argument, plus simple à comprendre, c’est la recharge. Le Datang inaugure la Flash Charging annoncée à 5 minutes, associée à la Blade Battery 2.0. Sur le terrain, si cette promesse se vérifie dans des conditions réalistes et avec l’infrastructure adaptée, ça change l’usage, parce que la recharge devient un arrêt très court, proche d’un passage rapide sur une aire de service. C’est précisément le genre de promesse qui fait basculer des conducteurs hésitants.

Mais, et c’est là que tu dois être exigeant, une recharge “5 minutes” dépend d’un écosystème complet, borne compatible, puissance disponible, batterie à la bonne température, et courbe de charge favorable. Sans ces conditions, le temps peut grimper. BYD joue donc une carte technologique, mais cette carte doit se traduire en expérience client homogène, sinon l’écart entre l’annonce et le quotidien peut créer de la frustration.

Un SUV 5,2 m, 784 ch et quatre écrans

Le Datang dépasse les 5 200 mm de long, un gabarit qui impose une présence routière et un vrai volume intérieur. Côté motorisations, BYD annonce une version propulsion à 370 kW, soit 496 ch, et une version bimoteur à 585 kW, soit 784 ch. On est loin du SUV “sage”, et ces chiffres suggèrent des performances élevées, même chargé avec sept passagers.

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Dans l’habitacle, BYD mise sur une approche très “salon roulant”, avec trois écrans alignés sur la planche de bord, plus un grand écran de divertissement qui descend du toit pour les passagers arrière. C’est un choix clair, séduire les acheteurs qui veulent un véhicule familial, mais aussi un objet technologique. Sur un marché où l’équipement joue autant que la fiche technique, c’est un argument de vente presque aussi important que l’autonomie.

Le constructeur indique que le SUV arrive désormais dans les concessions en Chine, avec des versions simple ou double moteur. La conséquence, c’est que la bataille ne se joue plus sur scène, elle se joue en essai routier, en financement, et en disponibilité. Et là, BYD peut marquer des points si le rapport prix, espace, techno tient ses promesses. Mais la taille, la puissance et l’équipement peuvent aussi faire grimper l’assurance et les coûts d’usage, un détail que beaucoup découvrent après l’achat.

Source : Elektrek

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