Des propriétaires de Model Y 4680 constatent que leur batterie charge 15 à 20% moins vite que les LFP en 15 minutes sur autoroute : la promesse Tesla de la cellule 4680 ne se confirme pas en usage réel

Des propriétaires de Model Y 4680 constatent que leur batterie charge 15 à 20% moins vite que les LFP en 15 minutes sur autoroute : la promesse Tesla de la cellule 4680 ne se confirme pas en usage réel

Des conducteurs de Tesla découvrent un décalage entre la promesse technique des cellules 4680 et ce qu’ils vivent sur la route, surtout lors des recharges rapides.

Sur des forums spécialisés, plusieurs courbes de charge partagées pointent une performance jugée inférieure à ce que la capacité théorique laisserait attendre, avec une frustration qui monte dès qu’il faut enchaîner les arrêts sur autoroute. Le sujet tombe mal pour la marque, parce que la 4680 devait incarner un saut industriel, plus d’autonomie, une charge plus rapide, et des coûts en baisse. Sur le terrain, certains acheteurs parlent surtout de minutes perdues et de communication ambiguë. Et pendant que les clients comparent, Cybertruck et Model Y servent de vitrine à une technologie encore en rodage.

Des tests de charge rapide déçoivent sur Model Y 4680

Le reproche le plus fréquent vise la recharge DC. Des utilisateurs citent un test de 15 minutes, pensé pour simuler un arrêt de voyage, où un Model Y équipé en 4680 passe de 10% à 49% d’état de charge, soit 39 points gagnés. Dans les mêmes conditions, des packs LFP sont décrits comme capables d’ajouter environ 50 points, ce qui change concrètement le rythme d’un long trajet.

Ce qui agace, c’est l’écart entre la théorie et l’observation. La 4680 est souvent présentée comme ayant environ 10 à 13% de capacité en plus que certaines variantes LFP. Logiquement, sur une fenêtre de temps comparable, elle devrait absorber plus d’énergie. Or des membres estiment que, ramené à la taille du pack, le système sous-performe de 15 à 20% par rapport à ses pairs, ce qui alimente l’idée d’une limitation logicielle ou thermique.

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La communication n’aide pas. Des discussions relèvent que le site de Tesla a déjà affiché des valeurs maximales de charge plus élevées pour la 4680, par exemple 230 kW, contre 170 kW pour certaines versions LFP, alors que des conducteurs disent constater l’inverse en usage réel. Tu vois le problème, ce n’est pas juste un chiffre marketing, c’est la différence entre “je repars vite” et “j’attends encore dix minutes”.

La production 4680 accélère, mais la promesse industrielle reste discutée

Sur le volet industriel, Tesla met en avant une montée en cadence nette. La marque a franchi un cap de 100 millions de cellules produites, après avoir annoncé 50 millions quelques mois plus tôt. Les estimations publiques évoquent près d’un demi-million de cellules fabriquées chaque jour, signe que les blocages initiaux se desserrent. Sur le papier, cela représente de quoi équiper environ 60 000 Cybertruck.

Mais produire plus ne veut pas dire produire “mieux” ou “moins cher”. La 4680 est associée à des procédés complexes, notamment l’électrode sèche, et des responsables ont reconnu que la montée en puissance restait un défi majeur. Dans l’industrie, la difficulté se joue souvent sur le rendement, la régularité, et la casse machine. Un ingénieur cité dans la presse spécialisée décrit des étapes où une mauvaise compression peut endommager l’équipement, avec des réparations pouvant immobiliser une ligne pendant 45 jours.

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Tesla a aussi indiqué être entré en validation de ses premières cellules 4680 à cathode sèche à l’été, testées sur un prototype de Cybertruck. C’est un signal de progrès, mais ça ne règle pas la question que se posent les acheteurs, est-ce que la version qu’ils ont dans leur véhicule délivre déjà le meilleur de la techno, ou est-ce qu’ils essuient encore les plâtres pendant que la prochaine itération arrive.

Cybertruck, fournisseurs et attentes clients, un triangle sous tension

La 4680 reste concentrée sur un nombre limité de véhicules, avec un focus marqué sur le Cybertruck. Des analyses indiquent que certaines variantes de Model Y équipées en 4680 ont été arrêtées, ce qui renforce l’idée d’un déploiement plus prudent que prévu. Or si le Cybertruck se vend moins qu’espéré, la demande en cellules suit la même pente, et tout l’écosystème, des matériaux aux équipementiers, se retrouve exposé.

Un autre signal vient de la chaîne d’approvisionnement. Un partenaire a acté une réduction de 99% d’un accord lié à des matériaux cathodiques, ce qui est interprété comme l’équivalent d’un contrat vidé de sa substance. Dans ce contexte, la promesse de Battery Day, baisse massive du coût par kWh et diffusion large du format 4680, paraît encore lointaine. Pendant ce temps, des concurrents avancent sur des formats 46XX avec des approches “cell-to-pack”, ce qui relativise l’avantage initialement revendiqué.

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Pour les clients, le risque est simple, payer pour une innovation dont les bénéfices sont partiels. Sur un pick-up affiché comme vitrine technologique, tout écart entre autonomie attendue et recharge vécue se voit immédiatement. Et si Tesla réserve ses meilleures améliorations à des séries ultérieures, l’impression d’avoir acheté “trop tôt” s’installe. Tu peux accepter une montée en gamme, mais tu acceptes moins facilement une promesse de charge rapide qui, sur ton trajet, ne se matérialise pas.

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