Une évaluation publiée le 6 septembre 2026 identifie 4 gigawatts de potentiel hydroélectrique sur plus de 2 600 barrages non équipés, soit 15,2 térawattheures annuels – assez pour alimenter plus de 1,4 million de foyers.
Seuls 3 % des barrages US produisent de l’électricité, dit l’étude
Le rapport signé par Carly Hansen pour les laboratoires d’Oak Ridge et de l’Idaho rappelle un chiffre frappant: seuls 3 % des barrages américains sont aujourd’hui équipés pour produire de l’électricité. La majorité des ouvrages restent dédiés au stockage, à la navigation ou au contrôle des crues.
Les auteurs se sont appuyés sur la plateforme libre HydroGenerate, développée par l’équipe de l’Idaho, pour estimer le potentiel énergie et puissance temps-série. Le travail combine données opérationnelles et modèles hydrologiques, afin d’identifier des sites candidats réplicables à grande échelle.
2 600 barrages non équipés totalisent 4 GW et 15,2 TWh
L’étude recense plus de 2 600 barrages non équipés et calcule une capacité installable de 4 gigawatts, avec une puissance moyenne par site de 1,5 mégawatt. Le rendement estimé porte la production annuelle à 15,2 térawattheures.
Converti en consommation domestique, ce volume représente l’équivalent de l’alimentation de plus de 1,4 million de foyers. Les chiffres reposent sur paramètres techniques standardisés, mais excluent les analyses économiques et sociales nécessaires à un déploiement effectif.
86 % du potentiel identifiée sur des installations fédérales
Les auteurs signalent que 86 % de la capacité identifiée se trouve sur des ouvrages fédéraux, notamment gérés par des agences comme le U. S. Army Corps of Engineers. Cette concentration modifie la logique de portage administratif et financier des projets.
Sur les sites fédéraux, les enjeux incluent procédures d’autorisation, responsabilités de maintenance et contraintes multi-usages. Les chercheurs notent que la maîtrise foncière et institutionnelle peut accélérer ou freiner la conversion en sites productifs.
Concentration: bassin des Grands Lacs et haut Mississippi ciblés
La cartographie géographique met en évidence des pôles de potentiel dans le bassin des Grands Lacs et la région du haut Mississippi. Ces zones cumulant débit et infrastructures se détachent comme priorités opérationnelles.
Des exemples concrets, tels que l’Olmsted Locks and Dam en Illinois, figurent parmi les candidats cités par les laboratoires. Le rapport suggère que des gains rapides en puissance installée sont possibles si des décisions publiques favorisent l’équipement des ouvrages.
Manques clés: coûts, impacts, passages pour poissons et calendrier
Le document précise ce qu’il ne contient pas: aucune estimation de coût pour l’équipement, pas de bilan des impacts environnementaux, aucune répartition État par État et aucun calendrier d’autorisation. Ces absences limitent la portée opérationnelle de l’évaluation.
En particulier, l’étude ne traite pas des dispositifs de franchissement piscicole ni des mesures pour atténuer les effets sur écosystèmes aquatiques. Les auteurs rappellent que ces aspects doivent être intégrés avant toute décision d’investissement.
| Indicateur | Valeur | Remarque |
|---|---|---|
| Sites étudiés | 2 600+ | Non exhaustive, sélection basée sur données disponibles |
| Capacité potentielle | 4 GW | Moyenne 1,5 MW/site |
| Production annuelle | 15,2 TWh | Equivalent >1,4 million de foyers |
| Part fédérale | 86 % | Concentration sur barrages gérés par l’État |
Le financement de l’étude provient du Bureau des minéraux critiques et de l’innovation énergétique du département de l’Énergie. Les auteurs estiment que la mise à disposition des données via HydroGenerate facilitera des évaluations locales plus détaillées.
