6 400 tonnes d’aimants par an pour réduire la dépendance à la Chine, mais l’usine d’USA Rare Earth ne démarrera pas avant 2028

Usine en construction USA Rare Earth à Blacksburg, machines et ouvriers

USA Rare Earth a posé le 9 septembre 2026 la première pierre d’une usine de métaux de terres rares et d’aimants permanents à Blacksburg, en Caroline du Sud, un investissement d’environ 1,2 milliard de dollars. Le site vise 6 400 tonnes d’aimants par an, mais sa mise en service ne commencera pas avant 2028.

Un site de 74 000 mètres carrés et 490 emplois

L’usine d’environ 800 000 pieds carrés, soit près de 74 000 mètres carrés, s’élève sur un terrain de 124 acres, environ 50 hectares, dans le parc industriel Bailey du comté de Cherokee. L’investissement d’environ 1,2 milliard de dollars, soit quelque 1,1 milliard d’euros, doit créer environ 490 emplois industriels qualifiés et bien rémunérés.

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L’entreprise a également annoncé une contribution de 250 000 dollars au Spartanburg Community College, pour son centre de formation SPARK.

6 400 tonnes d’aimants néodyme-fer-bore par an

Une fois opérationnelle, l’usine vise une capacité de 6 400 tonnes par an d’aimants permanents frittés néodyme-fer-bore et de 5 000 tonnes par an de métaux et alliages coulés en bande. La mise en service doit commencer en 2028.

Ces aimants et métaux sont des intrants essentiels pour la défense, l’aéronautique, la fabrication de semi-conducteurs, l’intelligence artificielle physique, la mobilité, l’énergie ou encore la santé.

IndicateurObjectif annoncé
Aimants NdFeB frittés6 400 t/an
Métaux et alliages coulés en bande5 000 t/an
Investissement≈ 1,2 milliard de dollars (≈ 1,1 milliard d’euros)
Emplois≈ 490
Surface bâtie et terrain≈ 74 000 m² sur ≈ 50 ha
Mise en serviceÀ partir de 2028

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Un maillon d’une chaîne encore dominée par la Chine

Les États-Unis restent fortement dépendants de sources étrangères pour nombre de ces matériaux et savoir-faire, la Chine dominant une part importante de la chaîne d’approvisionnement mondiale des terres rares. « Une chaîne d’approvisionnement sûre en terres rares ne se construit pas avec une seule mine ou une seule usine », souligne Gregory Bowman, responsable de la politique mondiale d’USA Rare Earth.

Le site de Blacksburg s’ajoute aux autres actifs du groupe : une usine d’aimants à Stillwater, dans l’Oklahoma, dont la première ligne de production a été mise en service en 2026, la mine de Pela Ema au Brésil et le gisement de Round Top au Texas. « Nous construisons les capacités dont l’Amérique a besoin pour produire chez elle des matériaux et des aimants de terres rares critiques », résume sa directrice générale, Barbara Humpton.

Ni les clients ou contrats d’approvisionnement, ni le montant d’un éventuel soutien fédéral n’ont été communiqués.

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