Philips met sur le marché un objet rare dans l’univers des écrans PC, un moniteur recto verso autonome.
Le Philips 24B2D5300 empile deux dalles dos à dos, chacune en 23,8 pouces, avec une définition Full HD (1920 x 1080) et un taux de rafraîchissement de 120 Hz. L’idée n’est pas de viser les joueurs, mais les postes d’accueil, les guichets et les espaces partagés où deux personnes doivent voir, ou ne pas voir, la même chose. Son lancement est annoncé pour juin 2026 sur certains marchés européens, avec un prix communiqué autour de 359,99 , soit environ 400 , et une garantie de cinq ans. Sur le papier, la fiche technique ressemble à celle d’un moniteur bureautique moderne, mais l’architecture change l’usage au quotidien, surtout quand il faut alterner entre informations publiques et données internes.
Philips 24B2D5300 mise sur deux dalles IPS 120 Hz
Le principe est simple, deux panneaux LCD de type IPS montés dos à dos, chacun affichant du 1920 x 1080 à 120 Hz. Philips met aussi en avant des angles de vision annoncés à 178, un point logique pour un écran que l’on regarde parfois de biais au comptoir. Dans un hall, une bibliothèque ou un bureau d’accueil, ce choix vise la lisibilité et la stabilité des couleurs, plus que la précision graphique.
La connectique suit le même raisonnement, chaque face dispose de son propre USB-C avec alimentation jusqu’à 65 W, et d’entrées HDMI. Concrètement, tu peux alimenter un ordinateur portable et transporter l’image via un seul câble, tout en gardant la possibilité de brancher une autre machine sur l’autre face. Philips intègre aussi un hub USB et des fonctions audio directement dans le moniteur, pour limiter les accessoires qui s’accumulent sur un poste partagé.
Le constructeur insiste également sur le confort visuel, avec FlickerFree, un mode SoftBlue, et une certification Eyesafe 2.0. C’est cohérent pour un appareil censé tourner toute la journée. La nuance, c’est que deux dalles, même raisonnables, restent deux sources lumineuses dans un espace parfois exigu. Dans un petit comptoir, il faudra gérer l’orientation et la luminosité pour éviter l’effet “double projecteur” en face-à-face.
SmartView et DualView gèrent l’affichage côté client et côté opérateur
Deux modes structurent l’expérience, SmartView et DualView. DualView traite l’écran arrière comme un véritable second affichage, depuis une seule machine, avec la possibilité de dupliquer ou d’étendre le bureau. Dans un usage de réception, l’opérateur garde sa vue “privée” avec des détails internes, pendant que le visiteur voit des informations de guidage, un numéro de ticket, ou une page de validation.
SmartView joue un autre rôle, il permet de découper un affichage en deux zones virtuelles à partir d’une seule entrée, et surtout d’organiser ce qui part vers l’autre face. L’intérêt est très concret, éviter qu’un contenu non prévu se retrouve exposé au public. Philips ajoute aussi une synchronisation des réglages OSD, pour ajuster luminosité et paramètres d’image des deux côtés en même temps, un gain de temps quand plusieurs équipes utilisent le même poste.
Ce type d’écran peut aussi servir à deux personnes qui travaillent ensemble, de part et d’autre d’une table, sans empiler deux moniteurs et deux pieds. Dans une salle de cours ou un espace de coworking, tu imagines un tuteur qui montre une consigne au groupe, tout en gardant ses notes et son plan sur l’autre face. La contrepartie, c’est que ce format impose une logique “face à face”, moins flexible qu’un double écran classique orienté côte à côte.
Le pied pivotant 180 limite la flexibilité face aux bras articulés
Philips a prévu un pied capable de pivoter à 180, pratique pour vérifier en un geste ce qui est affiché de l’autre côté, ou pour réorienter l’écran vers un interlocuteur. Dans un guichet, cette rotation évite de se lever ou de contourner le poste. Ce détail compte plus qu’il n’y paraît, quand une interaction se répète des dizaines de fois dans une journée.
Mais il y a une limite importante, le moniteur n’est pas conçu pour être monté sur un bras articulé. Sur un plan de travail étroit, ou dans un environnement où l’on ajuste constamment la hauteur et la distance, c’est un vrai point de friction. Un écran recto verso est déjà plus contraignant à placer, parce qu’il “occupe” visuellement les deux côtés, et l’absence de bras compatible réduit les options d’ergonomie.
Face à deux moniteurs classiques, l’avantage est l’encombrement au sol, un seul pied, un seul ensemble, et une logique pensée pour le “front desk”. Le prix autour de 400 le place dans une zone où certaines entreprises hésiteront, surtout si elles ont déjà un parc d’écrans standards. Mais dans les lieux où la confidentialité et la fluidité comptent, ce type de produit peut remplacer des bricolages, comme un second écran retourné, ou une tablette ajoutée au dernier moment.
À retenir
- Le Philips 24B2D5300 combine deux écrans IPS 23,8 pouces Full HD dos à dos, à 120 Hz.
- Deux USB-C (65 W) et deux HDMI permettent de connecter un ou deux appareils selon l’usage.
- Les modes SmartView et DualView ciblent les postes d’accueil avec séparation public/privé.
- Le pied pivote à 180°, mais l’absence de montage sur bras articulé réduit l’ergonomie.
Sources
- Introducing the first standalone dual-sided monitor – TECHNOLOGY RESELLER
- Philips 24B2D5300: First dual-sided monitor for modern workstations unveiled – Basic Tutorials
- Philips’ new display has a screen on both sides | The Verge
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- Philips Launches Dual-Sided Monitor – Hardware Busters
