BMW s’apprêterait à lancer son premier cabriolet 100 % électrique de grande série, un i4 Cabriolet attendu vers 2028.
Le projet serait intégré à la famille Neue Klasse, avec une nouvelle base technique, une batterie repensée et un logiciel maison plus central.
Objectif implicite, conserver l’esprit “découvrable” sans exploser le poids, ni sacrifier l’autonomie, malgré le toit escamotable.
Un i4 Cabriolet “NA2” pour relancer le plaisir à ciel ouvert
Le signal vient d’indiscrétions relayées dans la sphère BMW, un i4 Cabriolet serait planifié autour de 2028. Le modèle porterait le nom de code NA2 et s’inscrirait dans la stratégie Neue Klasse, pensée comme la prochaine génération d’électriques du constructeur.
Ce positionnement n’est pas anodin. BMW a déjà des cabriolets thermiques identifiés, mais l’offre électrique “plaisir” reste mince, surtout face à la montée des SUV. Un cabriolet impose des contraintes spécifiques, rigidité de caisse, renforts, mécanisme de toit, et donc un risque de surpoids que l’électrique connaît déjà bien.
Le calendrier évoqué, démarrage de production en juillet 2028 en Allemagne, raconte une autre histoire, BMW ne traite pas ce projet comme une série limitée. Une fabrication domestique permet de sécuriser qualité, logistique et montée en cadence, surtout pour un véhicule à forte complexité d’assemblage.
Sur le plan marketing, l’enjeu est clair, rendre crédible l’idée qu’un cabriolet électrique peut rester désirable sans devenir un “objet de niche”. La cible supposée, un prix estimé autour de 65 000 $, placerait l’auto dans une zone premium accessible, loin des hypercars découvrables électrifiées réservées à quelques centaines d’exemplaires.
Neue Klasse, batterie cylindrique et autonomie, BMW joue la carte technique
Le i4 Cabriolet serait un pur produit Neue Klasse, avec la sixième génération eDrive et une nouvelle plateforme logicielle. Pour BMW, c’est le moyen d’éviter les compromis d’un véhicule “adapté” à partir d’une base thermique, notamment sur l’implantation des batteries et la répartition des masses.
Le point le plus scruté sera la batterie. BMW mise sur des cellules cylindriques, annoncées plus légères et plus denses que les cellules prismatiques utilisées sur une partie de la gamme actuelle. Les chiffres cités dans les informations disponibles parlent d’environ +20 % de densité énergétique et +30 % d’autonomie potentielle, à architecture comparable.
Dans un cabriolet, ces gains comptent double. Le toit escamotable et les renforts structurels ajoutent des kilos, ce qui pénalise la consommation. Si BMW parvient à contenir le poids, l’i4 Cabriolet peut rester cohérent sur autoroute, là où un découvrable se juge souvent, bruit, stabilité, et capacité à avaler des kilomètres.
Autre axe mis en avant, la durabilité. BMW promet de nouvelles mesures de sobriété industrielle et de matériaux, un discours désormais incontournable sur le segment premium. Ce qui sera observé, c’est le concret, part de matériaux recyclés, traçabilité, et capacité à réduire l’empreinte sans dégrader la finition, un point sensible chez la clientèle BMW.
Quatre places, proportions revues, le packaging électrique comme avantage
Le projet se distinguerait d’un simple “toit en moins”. Développé dès le départ comme une électrique, l’i4 Cabriolet pourrait bénéficier d’un packaging plus libre, roues repoussées vers les extrémités, porte-à-faux réduits, et empattement optimisé. Sur un cabriolet, ces choix influencent directement l’habitabilité et la tenue de route.
Les informations évoquent une configuration quatre places, dans l’esprit d’une 4 Series Convertible, plutôt qu’un strict deux places. C’est un détail qui change l’usage. Un cabriolet 2+2 devient crédible pour une famille ou des week-ends à quatre, à condition que la banquette arrière ne soit pas symbolique.
Le défi est connu, préserver l’espace sans transformer la voiture en paquebot. L’électrique aide, plancher plat, absence de tunnel de transmission imposant, et possibilité de mieux répartir les volumes. Mais le cabriolet complexifie tout, la cinématique du toit exige du volume, souvent au détriment du coffre.
Les arbitrages devraient donc se lire dans deux zones, le coffre et la rigidité. Les ingénieurs devront concilier renforts et comportement dynamique, sans faire exploser la masse. Sur ce point, BMW joue sa réputation, un cabriolet premium se vend aussi sur le ressenti de direction et la précision, pas uniquement sur l’accélération en ligne droite.
Face à Tesla et Mercedes, BMW cherche un créneau premium sans gadget
Le marché des cabriolets s’est rétréci, et l’électrification n’a pas encore relancé la catégorie. Tesla n’a pas de cabriolet de série, Mercedes a surtout électrifié ses gammes autour des berlines et SUV. BMW peut donc tenter un coup en occupant un espace, le cabriolet premium “grand public” à batterie, avec un badge fort et un réseau solide.
Le prix estimé, 65 000 $, le mettrait face à des coupés et berlines premium bien équipés. Pour convaincre, il faudra une fiche technique lisible, autonomie réelle, vitesse de recharge, et prestations de confort, surtout l’insonorisation toit fermé et la gestion des remous toit ouvert.
Le logiciel comptera aussi. BMW pousse une nouvelle plateforme, avec plus de fonctions centralisées. Le risque, sur le premium, c’est la surcouche numérique envahissante. La clientèle cabriolet attend une expérience simple, chauffage de nuque, réglages rapides, et une interface qui ne détourne pas l’attention.
Pour situer l’i4 Cabriolet dans le paysage 2028, voici un repère comparatif, basé sur données connues ou estimations disponibles. Les valeurs “à confirmer” seront celles que BMW devra verrouiller avant lancement.
| Modèle | Type | Arrivée | Prix estimé | Points clés |
|---|---|---|---|---|
| BMW i4 Cabriolet | 100 % électrique | 2028 | 65 000 $ | Neue Klasse, cellules cylindriques, 4 places (attendu) |
| BMW 4 Series Cabriolet | Thermique / hybride selon marchés | En vente | Variable | Référence cabriolet BMW, usage quotidien |
| Tesla Model 3 | 100 % électrique | En vente | Variable | Pas de version cabriolet, efficience comme repère |
Production en Allemagne dès juillet 2028, un test industriel et d’image
La fabrication annoncée en Allemagne à partir de juillet 2028 donne un indice sur l’ambition. Un cabriolet demande des tolérances serrées, alignements de carrosserie, étanchéité, réglages du toit. Produire localement peut réduire les aléas, surtout au lancement, quand les retours terrain dictent des ajustements rapides.
Le choix industriel a aussi une dimension d’image. Sur un cabriolet, la perception de qualité est immédiate, bruits parasites, vibrations, joints, rigidité. Un modèle qui “sonne creux” ou qui craque sur chaussée dégradée peut ruiner la promesse premium, même avec une bonne autonomie.
Reste la question de la demande. Les cabriolets se vendent moins qu’avant, et l’électrique impose un coût batterie élevé. BMW semble compter sur l’effet vitrine de la Neue Klasse, une gamme censée moderniser l’offre, et sur une clientèle prête à payer pour une silhouette émotionnelle, à condition que l’autonomie et la recharge suivent.
Si les gains annoncés sur les cellules cylindriques se confirment, BMW pourrait tenir un équilibre rare, un cabriolet électrique qui ne sacrifie ni l’usage quotidien, ni la polyvalence des trajets longs. D’ici 2028, la concurrence aura le temps de réagir, mais BMW peut prendre une longueur d’avance symbolique sur un segment où l’offre reste étonnamment limitée.
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