Avec 1 036 ch, un toit rétractable et un V8 biturbo épaulé par trois moteurs électriques, la Ferrari 849 Testarossa Spider arrive fin 2026

Avec 1 036 ch, un toit rétractable et un V8 biturbo épaulé par trois moteurs électriques, la Ferrari 849 Testarossa Spider arrive fin 2026

Ferrari remet le nom Testarossa sur une Spider hybride qui dépasse la barre des 1 000 chevaux. Avec son toit rigide rétractable et ses chiffres de piste, la 849 vise la polyvalence, sans renoncer au choc des performances. Le résultat, c’est une supercar de 2027 qui promet 0-100 km/h en 2,3 s, et une facilité d’usage plus moderne qu’on ne l’imagine.

Un toit rigide rétractable pour rouler vite, même décapoté

La Ferrari 849 Testarossa Spider adopte un toit rigide rétractable, un choix qui vise à préserver la rigidité et l’isolation, tout en offrant la conduite cheveux au vent. Sur ce type d’auto, l’enjeu est double, limiter les turbulences en cabine et éviter la sensation de caisse flottante sur route bosselée. Ferrari mise ici sur une Spider capable d’enchaîner une départementale et un roulage rapide sans compromis évident.

La promesse se lit aussi dans l’ergonomie. Les retours de prise en main évoquent des alertes et assistances typiques d’une voiture pensée pour être utilisée, comme l’avertissement pneus froids sur l’écran principal. Ce détail dit beaucoup, la voiture surveille les conditions réelles avant d’encaisser un couple massif, et rappelle au conducteur qu’un départ à froid ne pardonne pas.

Le gabarit reste celui d’une supercar moderne, avec 1 855 mm de longueur (185,8 in) et 1 168 mm de hauteur (46,7 in), des proportions basses qui facilitent l’appui aérodynamique. Le revers, c’est un coffre symbolique, annoncé à 3 ft, de quoi glisser un sac fin, pas beaucoup plus.

Le poids estimé à 4 050 lb (environ 1 840 kg) rappelle la réalité d’une Spider hybride, toit, renforts et batterie pèsent. Ferrari joue donc l’équilibriste, conserver l’expérience à ciel ouvert tout en maintenant une précision de châssis compatible avec plus de 1 000 ch.

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1 036 ch, V8 biturbo et trois moteurs électriques

Sous la carrosserie, la 849 combine un V8 4,0 litres biturbo et une partie électrique à trois machines. Le thermique est crédité de 819 ch et 621 lb-ft, pendant que l’électrique ajoute deux moteurs à l’avant, 133 ch chacun, plus un moteur arrière de 201 ch. La puissance cumulée annoncée atteint 1 036 ch, de quoi justifier le statut de fusée homologuée.

Cette architecture change le caractère. Les moteurs avant apportent une motricité instantanée et une capacité à tirer l’auto vers la corde, surtout en sortie de virage lent. Le moteur arrière électrique, lui, sert de renfort de couple et de liant entre les phases, ce qui rend la poussée plus continue, même quand le V8 reprend son souffle entre deux régimes.

L’énergie provient d’une batterie 7 kWh, avec une recharge annoncée à 3,3 kW en AC. Ce n’est pas une hybride rechargeable pensée pour voyager en silence, mais un système de performance, fait pour délivrer des pics de puissance et optimiser la réponse. L’autonomie électrique évoquée, 8 miles, illustre cette logique, utile pour manuvrer ou traverser une zone urbaine, pas pour remplacer un trajet quotidien.

La transmission associe un entraînement direct à l’avant et une boîte 8 rapports double embrayage pour le reste, une recette de supercar actuelle. Le conducteur, lui, doit composer avec des commandes complexes, et une courbe d’apprentissage réelle, surtout quand tout se passe très vite.

0-100 km/h en 2,3 s, des chiffres taillés pour la piste

Les performances annoncées posent le décor, 0-100 km/h en 2,3 s et une vitesse de pointe autour de 205 mph (environ 330 km/h). D’autres estimations vont plus loin, avec 0-60 mph en 2,0 s, 0-100 mph en 4,3 s et un quart de mile en 9,4 s. Dans tous les cas, on parle d’accélérations qui compressent le temps et rendent la route étroite.

Ce qui frappe, c’est l’idée d’une auto facile malgré la puissance. L’électronique moderne, la répartition de couple et la gestion thermique réduisent l’effet brut d’un moteur suralimenté. Mais la contrepartie, c’est une dépendance à des réglages et à des modes de conduite, avec des interfaces qu’il faut comprendre avant de chercher la limite.

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Ferrari insiste aussi sur le travail acoustique. La stratégie de passages de rapports, inspirée de la SF90 XX Stradale, serait calibrée pour produire un son plus expressif à chaque changement, surtout en conduite sportive. Le message est clair, même avec l’électrification, la marque veut conserver un théâtre mécanique, audible dans l’habitacle.

La consommation estimée à 17 mpg en combiné (et 44 MPGe en équivalent) reste secondaire dans ce segment, mais elle donne une idée, cette Spider n’est pas une vitrine verte, c’est une vitrine de performance, qui utilise l’électricité comme multiplicateur d’efficacité dynamique.

Face à la SF90 Spider, la 849 durcit le ton

La 849 Testarossa Spider se place dans la continuité de la SF90 Spider, mais avec une ambition plus agressive. Les éléments racing évoqués, la gestion des passages de rapports et l’optimisation thermique et aéro visent à tenir la puissance plus longtemps, sans dégradation. Pour une Spider, la stabilité à haute vitesse et la constance des freinages comptent autant que le 0-100.

Le prix estimé situe aussi l’objet, autour de 600 000 $ en base. À ce niveau, les acheteurs attendent un produit utilisable, pas seulement un trophée. Les alertes de pneus, les modes, la facilité relative de conduite rapportée lors d’essais presse s’inscrivent dans cette attente, faire très vite, mais rester lisible.

Pour visualiser l’écart, voici un comparatif simple, basé sur les chiffres communiqués pour la 849, et sur le positionnement connu de la SF90 Spider, plus ancienne et moins extrême dans son exécution.

ModèlePuissance annoncée0-100 km/hType de toit
Ferrari 849 Testarossa Spider1 036 ch (hybride)2,3 sRigide rétractable
Ferrari SF90 Spiderhybride (moins puissante)référence du segmentRigide rétractable
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Ferrari joue aussi sur l’imaginaire, le nom Testarossa renvoie à une époque, mais la technique est totalement contemporaine. L’équilibre recherché est simple à formuler, offrir la démesure chiffrée, mais avec une interface et une stabilité qui donnent envie de rouler, pas seulement de regarder.

Une supercar hybride qui assume l’ère des écrans et des modes

La 849 illustre une tendance lourde, la supercar devient un système. Entre le cockpit numérique, les modes de puissance et les paramètres de châssis, le conducteur pilote autant une machine qu’un ensemble de logiciels. Lors d’essais presse, le manque de temps d’orientation revient souvent, quelques minutes ne suffisent pas pour assimiler des commandes qui conditionnent freinage régénératif, réponse d’accélérateur et répartition de couple.

Ce virage n’est pas qu’une question de confort. Avec 1 036 ch, une Spider doit protéger ses occupants et ses pneus, et éviter les réactions brutales. Les aides modernes, combinées à l’électrification, rendent la réponse plus progressive, sans enlever la violence des accélérations quand tout est aligné, température, gomme, mode, route.

Le résultat, c’est une voiture qui peut donner une impression de simplicité, tant que l’on respecte ses règles. Le message pneus froids est presque un symbole, la performance est conditionnelle, et la voiture le dit. Cette transparence technique, autrefois réservée à la compétition, arrive dans une Ferrari de route.

Reste la question de la place de telles autos dans le monde réel. Entre 8 miles d’autonomie électrique, un coffre de 3 ft et un tarif de 600 000 $, la 849 n’a pas vocation à démocratiser quoi que ce soit. Elle sert plutôt de vitrine, celle d’une Ferrari décapotable qui veut prouver qu’hybridation et émotion mécanique peuvent cohabiter, à condition d’accepter une conduite plus technique, plus réglée, plus contemporaine.

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