Une oscillation provoquée exprès sur une centrale solaire de 500 MW : Sungrow dit l’avoir supprimée en 40 millisecondes, sans validation extérieure

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Sungrow annonce avoir provoqué puis supprimé une oscillation à large bande sur une centrale solaire de 500 mégawatts en exploitation, dans la province chinoise du Qinghai. Ses onduleurs ont identifié la force du réseau en 40 millisecondes. L’essai est présenté comme une première mondiale, mais les données viennent d’un communiqué de l’entreprise, sans validation indépendante publiée.

Une oscillation déclenchée exprès sur une centrale de 500 mégawatts

Le fabricant chinois d’onduleurs solaires Sungrow, basé à Hefei, a annoncé le 16 septembre 2026 avoir reproduit puis supprimé de façon contrôlée une oscillation à large bande sur une centrale photovoltaïque avec stockage de 500 mégawatts en exploitation, dans la province du Qinghai. L’entreprise a délibérément provoqué cette oscillation, un essai qu’elle présente comme une première mondiale, mené sur une installation en service et non en laboratoire. Ses onduleurs ont identifié la force du réseau en 40 millisecondes, adapté leur stratégie de commande, puis stabilisé la tension et la fréquence.

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Pourquoi ces oscillations inquiètent les exploitants

Les oscillations à large bande sont devenues un problème majeur pour les parcs renouvelables : dans les cas graves, elles provoquent la déconnexion du réseau ou l’arrêt de l’installation. Sungrow attribue le résultat à une technologie brevetée d’adaptation à la force du réseau, associée au contrôle dit grid-forming, dans lequel l’onduleur se comporte comme une source de tension et non comme un simple injecteur de courant. Selon Interesting Engineering, le dispositif couvre une plage de rapport de court-circuit du réseau, le SCR, allant de 1 à 40, et atténue aussi les surtensions transitoires.

Comportement de l’onduleurCommande classique, dite grid-followingCommande grid-forming
Rôle sur le réseause synchronise sur une tension et une fréquence existantesimpose sa propre référence de tension
Réseau faibleperformances dégradées quand le SCR baisseplage de SCR de 1 à 40 annoncée par Sungrow
Oscillations à large bandecapacité d’amortissement limitéesuppression revendiquée après détection en 40 ms

Ce que le communiqué ne dit pas

Toutes ces données proviennent d’un communiqué de Sungrow et n’ont fait l’objet d’aucune validation indépendante publiée. Ni ce communiqué ni l’article d’Interesting Engineering ne donnent la date de l’essai, l’amplitude de l’oscillation provoquée, les fréquences concernées ou le temps total de retour à la normale, et aucun gestionnaire de réseau ni organisme de certification n’est cité. Pan Nian’an, ingénieur en chef de Sungrow, présente le résultat comme une étape pour que les énergies renouvelables deviennent une source d’électricité réellement stable.

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Un enjeu de raccordement plus que de production

L’intérêt de ce type d’essai ne porte pas sur la quantité d’électricité produite, mais sur la capacité d’un parc à rester connecté quand le réseau qui l’accueille est faible. C’est précisément ce que mesure le rapport de court-circuit : plus il est bas, moins le réseau local est capable d’absorber une perturbation. Sur ce terrain, un onduleur qui impose sa propre référence de tension change la donne, à condition que les résultats annoncés soient reproduits par des tiers.

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