Razer muscle son Blade 18 pour le jeu, la création et l’IA locale, mais le prix risque de faire tousser

Razer muscle son Blade 18 pour le jeu, la création et l’IA locale, mais le prix risque de faire tousser

Razer met à jour son Blade 18 en 2026 avec une promesse claire, remplacer un PC fixe pour le jeu et des usages lourds, dont l’IA en local.

La machine combine un processeur Intel Core Ultra 9 290HX Plus et jusqu’à une GeForce RTX 5090 Laptop avec 24 Go de VRAM, un duo qui vise autant les joueurs exigeants que les profils “créa” et développement. Le positionnement est ambitieux, offrir une plateforme unique capable d’enchaîner compilation, rendu, inférence de modèles et sessions gaming longues. Dans la fiche technique, tout est orienté “soutenu”, refroidissement revu, puissance système annoncée jusqu’à 280 W, et un écran 18 pouces à double mode. Mais il y a aussi un angle plus terre à terre, le prix grimpe vite et les options sont moins modulables que chez des OEM plus classiques.

Intel Core Ultra 9 290HX Plus et RTX 5090 ciblent l’IA locale

Le cur du Blade 18 repose sur le Core Ultra 9 290HX Plus, annoncé avec 24 curs et des pointes jusqu’à 5,5 GHz. L’intérêt, c’est la polyvalence, du gros calcul CPU pour compiler un projet massif, au multitâche lourd pendant qu’un rendu tourne en arrière-plan. Razer insiste sur l’idée d’un “desktop-class”, pas seulement sur des pics de performance de quelques minutes.

Pour l’IA, la partie graphique monte jusqu’à la RTX 5090 Laptop à 175 W de TGP, avec 24 Go de VRAM. Dans la pratique, ce volume mémoire compte quand tu testes des modèles plus gourmands ou que tu multiplies les itérations, sans dépendre systématiquement du cloud. Razer met aussi en avant les technologies RTX AI, avec l’idée de réduire la latence et de garder davantage le contrôle sur les données.

A lire aussi :  AMD casse l’image des Ryzen PRO sobres avec des puces Zen 5 plus puissantes et taillées pour les pros

Autre pièce du puzzle, le NPU intégré d’Intel, donné pour 13 TOPS. Ce n’est pas la même catégorie que la puissance GPU, mais l’approche est hybride, certaines tâches peuvent être distribuées entre CPU, GPU et NPU selon le type de charge, par exemple des traitements en arrière-plan. Un développeur que j’ai eu au téléphone, Marc, résume bien l’enjeu, “si je peux valider une inférence localement avant d’envoyer sur le cloud, je gagne du temps et je limite les allers-retours”.

Le refroidissement vapor chamber vise des performances stables sur la durée

Razer a revu la partie thermique avec une chambre à vapeur et une architecture multi-ventilateurs repensée. Le message est simple, maintenir des performances constantes pendant des sessions longues, que ce soit en jeu, en rendu, en compilation ou en inférence. Le constructeur parle d’un usage “soutenu”, un point critique sur les 18 pouces haut de gamme, où la chauffe peut dicter la vraie performance bien plus que la fiche technique.

Le blog de la marque évoque jusqu’à 280 W de puissance système totale, un chiffre qui illustre le type de machine, plus proche d’une station transportable que d’un ultraportable. À ce niveau, tu peux imaginer une journée type où tu docks le PC au bureau, écrans et périphériques branchés, puis tu repars avec le même système pour une LAN ou un déplacement. L’objectif, c’est de limiter le “j’ai une tour pour bosser, un portable pour bouger”.

A lire aussi :  Une fuite dévoile les futurs processeurs Intel jusqu’en 2028, avec une surprise NVIDIA qui intrigue déjà le marché

Mais il faut nuancer, ce format a un coût en mobilité. Le châssis en aluminium usiné CNC est annoncé à 3,19 kg pour 7,06 lb, avec une épaisseur de 0,86 à 1,1 pouce selon la zone. C’est fin pour la catégorie, mais dans un sac, ça reste un bloc. Marc, encore lui, tranche, “oui, je peux le transporter, mais je ne vais pas faire semblant, ce n’est pas un PC que tu oublies sur l’épaule”.

L’écran 18 pouces double mode UHD+ 240 Hz et FHD+ 440 Hz change l’usage

L’un des éléments différenciants, c’est l’écran 18 pouces à double mode. Tu peux basculer en UHD+ 240 Hz pour la précision, utile en création, en multitâche et sur des timelines chargées, ou passer en FHD+ 440 Hz pour la réactivité en jeu compétitif. L’idée est pragmatique, tu ne fais pas la même chose à 10h du matin sur un projet et à 22h sur un FPS nerveux.

Le panneau est annoncé avec jusqu’à 100% DCI-P3 et une luminosité en hausse par rapport aux générations précédentes. Concrètement, ça vise autant les créateurs d’images que les joueurs qui veulent un rendu plus fidèle. Dans un usage “plateforme”, ce type d’écran évite d’avoir deux machines, une orientée productivité et une orientée e-sport. Là, tu ajustes le mode selon la tâche, sans changer de matériel.

A lire aussi :  Google préparerait les Googlebook pour remplacer les Chromebook, avec Android, Gemini et une ambition beaucoup plus premium

La partie commerciale, elle, pique un peu. Sur certaines configurations, passer à une RTX 5080 coûte 600 $ de plus, et la marche vers la RTX 5090 est annoncée à 1 400 $, avec un stockage qui grimpe aussi. Et si tu veux 64 Go de RAM, tu bascules sur une configuration à 5 199,99 $ avec 4 To. Critique importante, les upgrades ne sont pas toujours “à la carte”, tu ne peux pas forcément associer la base avec plus de RAM ou de SSD sans changer aussi de GPU, ce qui limite la personnalisation.

À retenir

  • Le Blade 18 (2026) combine Core Ultra 9 290HX Plus et jusqu’à RTX 5090 Laptop 24 Go.
  • Razer met l’accent sur des performances soutenues via vapor chamber et multi-ventilateurs, jusqu’à 280 W.
  • L’écran double mode UHD+ 240 Hz ou FHD+ 440 Hz adapte la machine à la création et au jeu compétitif.
  • Les options de configuration sont coûteuses et parfois liées, limitant les upgrades à la carte.

Laisser un commentaire