1 milliard de dollars et 30 à 50 postes permanents : Westinghouse bâtit son usine de combustible LEU+, mais sans production avant 2030

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Westinghouse a annoncé le 21 octobre 2026 un investissement d’environ 1 milliard de dollars, soit environ 920 millions d’euros, pour bâtir une usine de combustible nucléaire LEU+ à Hopkins, en Caroline du Sud. Le chantier est lancé, mais la mise en service est annoncée pour 2030, un an après l’échéance du programme fédéral que cet investissement est censé servir. L’exploitation reposera sur 30 à 50 postes permanents.

Un milliard de dollars pour une usine qui ne produira pas avant 2030

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Dans un communiqué daté du comté de Richland, Westinghouse Electric Company annonce environ 1 milliard de dollars (environ 920 millions d’euros) pour construire ce qu’elle présente comme la première usine de combustible nucléaire bâtie à l’échelle d’un parc aux Etats-Unis depuis plus de cinquante ans. Elle s’élève sur le site de la Columbia Fuel Fabrication Facility, à Hopkins. Le site actuel, construit en 1968, emploie plus de 1 200 personnes. Selon World Nuclear News, il ne peut pas produire de LEU+ faute d’équipements adaptés : le nouveau bâtiment reposera sur un procédé dit sec, comparable à celui de l’usine britannique du groupe, avec un niveau d’automatisation supérieur.

Entre 5 % et 8 % d’enrichissement : ce que le LEU+ change pour un exploitant

Le combustible LEU+, pour Low Enriched Uranium Plus, est enrichi entre 5 % et 8 % en uranium 235, contre un plafond d’environ 5 % pour le combustible commercial standard. Westinghouse explique que ce supplément d’énergie permet d’espacer les arrêts de rechargement et d’autoriser des augmentations de puissance sur des réacteurs en service, donc de baisser les coûts d’exploitation sans nouvelle cuve. Le premier chargement commercial de LEU+ aux Etats-Unis remonte à 2025, sur le réacteur Vogtle 2, selon World Nuclear News. La nouvelle usine doit faire passer ce combustible d’un déploiement unitaire à une production de masse.

Trente à cinquante postes permanents derrière 4,9 milliards de dollars annoncés

Le chiffre de retombées mis en avant n’est pas celui d’un organisme public. Il provient d’une étude d’impact économique commandée par Westinghouse et réalisée avec des chercheurs de la Darla Moore School of Business de l’université de Caroline du Sud. Elle évalue à 4,9 milliards de dollars (environ 4,5 milliards d’euros) l’impact positif sur dix ans dans l’Etat, dont environ 3,8 milliards de dollars (environ 3,5 milliards d’euros) dans le seul comté de Richland. Le détail de l’emploi est plus sobre : selon World Nuclear News, le chantier mobilisera plusieurs centaines de sous-traitants au pic de construction, puis l’exploitation ajoutera 30 à 50 postes permanents.

Ce que le document financier de Cameco dit du financement

Cameco, qui détient 49 % de Westinghouse aux côtés de Brookfield, décrit le projet en termes nettement plus conditionnels dans son rapport du deuxième trimestre 2026, déposé auprès de la SEC pour le trimestre clos le 30 juin 2026. Le document précise que, « si la viabilité commerciale du projet LEU+ est démontrée, et sous réserve de décisions annuelles d’engagement de capital, l’expansion devrait exiger de Westinghouse d’investir au moins 400 millions de dollars américains (sur la base de notre participation de 49 %) au cours des cinq prochaines années », soit environ 368 millions d’euros. Le même rapport indique qu’Urenco attend des livraisons commerciales de LEU+ à partir de 2027.

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Un calendrier qui arrive après l’échéance fédérale de 2029

Westinghouse inscrit l’usine dans l’axe du programme fédéral UPRISE, qui vise selon World Nuclear News une hausse de 5 GW de la capacité nucléaire américaine à partir du parc existant d’ici 2029. L’usine de Columbia, elle, ne doit démarrer qu’en 2030. « L’usine de combustible LEU+ de Columbia est notre plus gros investissement industriel unique en faveur du parc en exploitation », déclare Dan Sumner, président-directeur général de Westinghouse, qui remercie « le programme de crédit d’impôt du DOE ». Ted Garrish, secrétaire adjoint à l’énergie nucléaire au département américain de l’Energie, ajoute qu’« une industrie nucléaire américaine solide commence par un approvisionnement national sécurisé en combustible nucléaire ».

RepèreDonnée annoncée
InvestissementEnviron 1 milliard de dollars, soit 920 millions d’euros
Enrichissement du LEU+5 % à 8 %, contre environ 5 % pour le standard
Mise en service2030, chantier déjà engagé
Objectif du programme UPRISE5 GW sur le parc existant d’ici 2029
Emploi permanent ajouté30 à 50 postes
Retombées sur dix ans4,9 milliards de dollars, étude commandée par Westinghouse

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