Plus de 100 robotaxis se sont immobilisés presque au même moment à Wuhan, en soirée, au point de piéger des passagers au milieu d’une circulation encore dense. Les premières constatations évoquées par la police parlent d’un dysfonctionnement du système, sans détail technique public à ce stade.
Les véhicules se sont arrêtés de manière contrôlée, mais souvent dans des voies actives, pas sur une bande d’arrêt ni dans une zone de dégagement. Dans les heures qui ont suivi, des images ont montré des files de voitures bloquées derrière des véhicules blancs de service, avec des embouteillages prolongés sur plusieurs axes, y compris des voies rapides surélevées. Aucun blessé grave n’a été signalé, mais des accrochages mineurs ont été rapportés. Pour les passagers, le dilemme était concret, rester attaché dans une voiture immobilisée ou sortir au milieu d’un flux rapide, parfois sur un périphérique aérien.
La police de Wuhan évoque un dysfonctionnement système vers 21 h
Les signalements ont commencé à remonter autour de 21 h, selon une communication des autorités locales. Le point marquant, c’est la simultanéité, plus de 100 véhicules auraient déclenché des procédures de sécurité et se seraient arrêtés presque en même temps. Sur le papier, l’arrêt contrôlé limite la gravité d’un incident, mais dans les faits, s’arrêter au milieu d’une voie de circulation transforme la protection en risque secondaire. Des passagers ont décrit des trajets déjà instables avant l’arrêt total, avec des séquences de redémarrage et de nouveaux arrêts, comme si le système hésitait. Dans certains véhicules, un écran indiquait une panne du système de conduite et promettait l’arrivée d’un agent en quelques minutes. Sauf que l’attente a duré plus longtemps, et dans la vraie vie, quelques minutes de plus sur une voie rapide, ça change tout. Le scénario le plus tendu concerne les rocades et voies rapides surélevées, conçues pour maintenir un débit élevé sans feux. Là, sortir du véhicule devient une décision à haut risque, surtout quand des voitures et des camions contournent l’obstacle. Des automobilistes et des personnels de la route ont aidé certains passagers à se mettre à l’abri, pendant que d’autres restaient ceinturés, portes fermées, en attendant une prise en charge.

Baidu Apollo Go immobilisé, embouteillages et collisions mineures signalés
Les véhicules concernés appartiennent au service Apollo Go de Baidu, très présent à Wuhan. Sur les vidéos relayées sur les réseaux sociaux chinois, on voit des files de voitures s’accumuler derrière des robotaxis arrêtés, parfois sur des voies de dépassement. L’incident n’a pas seulement touché les passagers à bord, il a désorganisé l’ensemble du trafic, avec des ralentissements en chaîne et des itinéraires saturés. Aucune blessure grave n’a été signalée, mais des collisions mineures ont été mentionnées, un indicateur classique quand des véhicules se retrouvent face à un obstacle inattendu. Le risque ici, c’est l’effet domino, freinage brusque, changement de voie, conducteur distrait. Pour les services d’urgence et la police, la difficulté est d’intervenir vite sans créer un sur-accident, surtout quand l’événement se produit sur plusieurs points de la ville. Un détail revient dans plusieurs témoignages, l’écart entre le message affiché à bord et la réalité de l’assistance. Quand un écran annonce une intervention rapide, l’attente devient psychologiquement plus lourde si personne n’arrive. Et côté circulation, chaque minute supplémentaire augmente le bouchon, donc la pression pour que les passagers sortent, ce qui n’est pas forcément la bonne option. C’est exactement le type de situation où l’organisation compte autant que la technologie.
Waymo à San Francisco cité, la question des protocoles d’urgence revient
Ce type de panne massive n’est pas isolé dans le monde. En décembre, à San Francisco, des véhicules autonomes de Waymo se sont aussi retrouvés à l’arrêt à cause d’une coupure d’alimentation. La comparaison n’a pas pour but de dire “tout le monde fait pareil”, mais de rappeler un point, les systèmes autonomes peuvent être robustes au cas par cas, tout en restant vulnérables à une défaillance commune. À Wuhan, l’incident relance une question simple, que se passe-t-il quand une flotte entière applique la même règle de sécurité au même moment, au mauvais endroit. S’arrêter est souvent la réaction la plus prudente pour un véhicule autonome, mais encore faut-il pouvoir se ranger. Les images de robotaxis immobilisés en pleine voie montrent une limite des protocoles, la sécurité du véhicule ne garantit pas la sécurité de la scène. Le sujet devient aussi industriel. Baidu exploite plus de 1 000 robotaxis et étend son activité, avec des services lancés à Abou Dhabi et Dubaï, et des projets avec des partenaires au Royaume-Uni et en Suisse. Une panne à Wuhan ne condamne pas le modèle, mais elle oblige à prouver, concrètement, que l’assistance, la coordination avec la police et les plans de dégagement sont dimensionnés pour les rares incidents à fort impact.
À retenir
- Plus de 100 robotaxis se sont arrêtés presque simultanément à Wuhan après une panne système.
- Aucun blessé grave n’a été signalé, mais des collisions mineures et de longs embouteillages ont eu lieu.
- L’incident met en lumière les limites des protocoles d’arrêt sécurisé quand le véhicule ne peut pas se ranger.
Questions fréquentes
- Pourquoi les robotaxis se sont-ils arrêtés en pleine circulation à Wuhan ?
- Selon les premières constatations relayées par la police, un dysfonctionnement du système a déclenché des protocoles de sécurité conduisant les véhicules à s’arrêter de manière contrôlée. Le problème vient du lieu de l’arrêt, souvent sur une voie active, faute de possibilité immédiate de se dégager vers un espace sûr.
- Y a-t-il eu des blessés lors de la panne des robotaxis à Wuhan ?
- Aucun blessé grave n’a été signalé dans l’immédiat. Des accrochages et collisions mineures ont été rapportés, dans un contexte de freinages et de contournements d’obstacles sur des axes rapides et parfois surélevés.
- Que risquent les passagers quand un robotaxi s’arrête sur une voie rapide ?
- Le risque principal est l’exposition au trafic en mouvement. Rester à bord peut sembler plus sûr, mais l’immobilisation au milieu d’une voie augmente le risque de sur-accident. Sortir du véhicule peut aussi être dangereux, surtout sur une rocade surélevée, ce qui rend l’assistance rapide et la sécurisation de la zone déterminantes.
- Existe-t-il des précédents à ce type de panne massive ?
- Oui. Un exemple récent cité dans la couverture internationale concerne San Francisco, où des véhicules autonomes de Waymo se sont retrouvés à l’arrêt après une coupure d’alimentation. Ces épisodes alimentent le débat sur les défaillances communes, capables d’affecter une flotte entière en même temps.

