660 000 GPU de plus annoncés d’ici décembre, mais l’électricité de Colossus 2 sort de 69 turbines à gaz à évacuer avant juillet 2027

Centrale électrique à turbines à gaz éclairée de nuit, avec ses structures métalliques et ses cheminées, vue depuis une voie surélevée

Elon Musk annonce 660 000 GPU Nvidia GB300 de plus sur Colossus 2 d’ici fin décembre, ce qui porterait le parc de SpaceXAI à 1 440 000 processeurs graphiques. L’électricité de ce site ne vient pas du réseau public mais de turbines à gaz installées à Southaven, dans le Mississippi, dont 27 font l’objet d’une plainte au titre du Clean Air Act. L’entreprise a jusqu’en juillet 2027 pour les évacuer.

220 000 GB300 « la semaine prochaine », puis deux fois autant avant janvier

Selon Tom’s Hardware, qui reprend le 25 septembre 2026 un message publié par Elon Musk sur X, 220 000 GPU Nvidia GB300 doivent être opérationnels « la semaine prochaine » sur Colossus 2, 220 000 autres en novembre, et 220 000 encore fin décembre « si nous avons de la chance ». Ces volumes s’ajoutent aux 110 000 GB200 et 440 000 GB300 déjà en service sur le site. Additionné aux machines de Colossus 1, le parc total de SpaceXAI atteindrait 1 440 000 GPU, dont 1,1 million de GB300. Benzinga rapporte de son côté que Musk évoque plus de 1,2 million de GB200 et GB300 sur Colossus 2 seul d’ici la fin de l’année, si le calendrier tient.

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Colossus 1 n’entraîne plus Grok : il est loué à Anthropic

Le premier site n’a pas tenu son rôle. Toujours selon Tom’s Hardware, Colossus 1, qui mélange des cartes d’architecture Hopper et Blackwell, s’avère inefficace pour entraîner Grok : Musk l’a donc loué à Anthropic, qui s’en sert pour de l’inférence. L’entraînement se concentre sur Colossus 2. Au-delà de ces deux sites, Musk annonce vouloir multiplier par sept la capacité de ses data centers d’ici 2027 et viser l’équivalent de 50 millions de H100 en 2030, deux objectifs annoncés par l’entreprise seule et assortis d’aucun calendrier d’autorisation ni de raccordement électrique public.

495 MW de turbines sans permis, à 800 mètres des premières maisons

C’est l’alimentation qui vaut à SpaceXAI, entité qui a absorbé xAI en février 2026 selon Gizmodo, une procédure judiciaire. Le 14 avril 2026, la NAACP et la conférence d’État de la NAACP du Mississippi, représentées par Earthjustice et le Southern Environmental Law Center (SELC), ont assigné l’entreprise pour l’exploitation de 27 turbines à gaz sans permis, d’une capacité pouvant atteindre 495 MW. Selon Earthjustice, ces 27 turbines peuvent rejeter chaque année plus de 1 700 tonnes d’oxydes d’azote, 180 tonnes de particules fines, 500 tonnes de monoxyde de carbone et 19 tonnes de formaldéhyde, à 800 mètres des premières habitations et 1,6 kilomètre d’une école primaire. Ben Grillot, avocat principal du SELC, déclare : « La poursuite de l’exploitation de ces turbines par xAI n’est pas seulement illégale, c’est une insulte aux familles qui vivent à proximité. »

Une centrale de 1,2 GW pour remplacer 69 turbines montées sur remorque

L’entreprise soutient que ses turbines, posées sur des remorques à plateau, relèvent d’une exemption pour sources mobiles autorisant un fonctionnement jusqu’à un an sans permis atmosphérique, lecture que l’agence environnementale du Mississippi a suivie en juillet selon Utility Dive. Gizmodo écrivait le 1er août 2026 que le site de Southaven comptait au total 69 turbines temporaires, que leur retrait devait commencer dès août 2026 et qu’un accord laisse jusqu’en juillet 2027 pour les évacuer, à mesure que démarre une centrale permanente de 1,2 GW composée de 41 turbines, autorisée par un permis Clean Air Act délivré en mars 2026. Le même média indique que le document d’introduction en Bourse de SpaceX prévoit près de 3 milliards de dollars, soit environ 2,76 milliards d’euros, d’investissement dans des turbines à gaz pour ses futurs data centers d’IA.

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Washington plaide pour l’exploitant au nom de la sécurité nationale

En juin 2026, le ministère américain de la Justice est intervenu au soutien de l’entreprise, faisant valoir qu’un arrêt du data center nuirait à la sécurité nationale. Cameron Stanley, responsable du numérique et de l’intelligence artificielle au Pentagone, affirme que « Grok, de xAI, représente l’une des quatre seules IA de pointe propriétaires actuellement capables de soutenir des applications de sécurité nationale », et qu’un arrêt ferait perdre à l’entreprise « la capacité d’entraîner et de développer les futures versions améliorées de Grok ». Laura Thoms, directrice de l’application du droit chez Earthjustice, répond : « Il est remarquable que les États-Unis interviennent au bénéfice d’un pollueur. » Selon le SELC, Colossus 1 avait lui aussi démarré avec 35 turbines sans permis, avant d’obtenir des autorisations pour 15 d’entre elles après une mise en demeure.

SiteGPU installés ou annoncésUsage indiqué
Colossus 1150 000 H100, 50 000 H200, 30 000 GB200Loué à Anthropic pour l’inférence
Colossus 2, en service110 000 GB200, 440 000 GB300Entraînement de Grok
Colossus 2, annoncé3 fois 220 000 GB300 d’ici fin décembreDernier lot annoncé sous réserve
Total annoncé par Musk1 440 000 GPU, dont 1,1 million de GB300Chiffres de l’entreprise

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